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Le modèle OSI

Index : Techniques numériques S0-02 : Le système R.D.S.

Le modèle OSI (Open System Interconnection) définit sept couches permettant le transfert de données.

Chaque couche ne doit être en relation qu’avec les deux couches de niveau adjacent.

Couche 1 : physique

C’est l’équipement qui permet un transfert des données d’un point à un autre. Il contient des TX/RX, des modems, des fils... C’est cette couche qui est chargée de transporter les données fournies par la couche 2.

Dans une station OM, elle peut se composer par exemple du MODEM BAYCOM, du TX/RX. En effet, le modem reçoit des informations binaires (bit après bit), les transforme en fréquences, qui sont transmises par le TX.

Couche 2 : liaison

Assure la transmission d’un point à un autre des données reçues par la couche physique SANS ERREUR.

Elle doit établir et contrôler la transmission, assurer la répétition des trames erronées. Cette couche délivre des données strictement identiques à celles qui ont été transmises.

C’est dans cette couche qu’est mise en oeuvre la protection contre les erreurs de transmission, par la génération et la gestion des accusés de réception, parfois par des demandes de répétitions de trames implicites... C’est donc cette couche qui génère les trames qui contiennent les données à transmettre et qui a le contrôle direct de la liaison et en assure la qualité.

Dans une station OM c’est un logiciel (ou un composant) qui assure la mise en communication et procède à la création et à l’échange des paquets (de contrôle ou contenant des données) TFPCX, le programme (et le Z80) du TNC2, réalisent cette fonction. Ils reçoivent les données à transmettre (fichier, caractères entrés au clavier...) et les placent dans des paquets.

Couche 3 : réseau

Assure l’acheminement des données d’un point à un autre dans les meilleures conditions de rapidité. Cette couche doit déterminer elle même quel chemin doivent prendre les données pour arriver à bon port. Cette opération s’appelle le routage. Elle peut être réalisée de plusieurs manières différentes.

Routage simple

Toutes les données à destination de X prendront toujours le même chemin. Si un des noeuds est défaillant, les données n’arriveront pas.

Routage par diffusion (ou inondation)

Les informations à transmettre sont envoyées à tous les noeuds adjacents et ainsi de suite. Il est probable que le noeud destinataire recevra les informations. S’il reçoit plusieurs fois les mêmes données, seules les premières seront réellement utilisées. Cette méthode a l’énorme inconvénient d’encombrer considérablement le réseau !

Routage adaptatif centralisé

Chaque noeud informe un centre de contrôle des conditions locales. Ce centre retransmet à chaque noeud les tables de routage recalculées en fonction des conditions reçues. Si le centre de contrôle est indisponible, les tables ne peuvent être recalculées.

Routage adaptatif distribué

Chaque noeud est centre de calcul, il reçoit de ses voisins les conditions d’exploitation, les intègre dans sa table de routage puis diffuse celle-ci à tous ses voisins. Ainsi de proche en proche les noeuds connaissent les conditions d’exploitation du réseau. Le problème posé par ce type de routage est lié au nombre important de transmissions nécessité par le transport des tables de routage. Un autre problème est que les mises à jour ne sont pas instantanées, et qu’un noeud peut très bien ne connaître que les conditions de liaison valides plusieurs heures auparavant. Dernier problème, la taille des tables de routage est liée au nombre de noeuds du réseau, elle peut devenir considérable, obligeant un moyen de traitement et de stockage important pour chaque noeud, qui doit connaÎtre tous les autres et les chemins pour les atteindre.

Routage hiérarchique

Le réseau est découpé en régions. Le routage est alors spécifié pour chaque région. Chaque noeud n’a qu’une décision simple a prendre. Il sait, en fonction de la hiérarchie, vers quel noeud doit s’effectuer la suite du routage. C’est ce type de routage qui est mis en oeuvre dans des réseaux constitués d’un grand nombre de noeuds.

Il permet une auto-adaptation du réseau à toute défaillance. Dans le cas où un noeud est indisponible, le noeud adjacent utilise les routes de secours spécifiées dans ses tables de configuration par le SYSOP. C’est ce type de routage qui est utilisé par FPAC.

Couche 4 : transport

Cette couche a pour rôle de réaliser le transfert d’une machine émettrice vers une machine réceptrice, indépendamment de la nature du réseau. C’est par exemple la couche transport qui adapte la taille des paquets entre deux types de réseaux. Dans certains cas cette couche n’est pas utilisée.

Couche 5 : session

Assure le contrôle des liens entre les utilisateurs. Cette couche permet d’établir des relations entre plusieurs applications d’un même domaine.

Couche 6 : présentation

Assure la présentation des informations sur un écran dans un format facilement utilisable. C’est dans cette couche que sont réalisées les conversions de codes, les compressions de données.

Couche 7 : application

C’est le logiciel qui rend le service demandé ou offert. Par exemple BBS, DX Cluster, c’est en quelque sorte la partie visible de l’iceberg !


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Le modèle OSI

Index : Techniques numériques S0-02 : Le système R.D.S.
Publié par le Réseau des Émetteurs Français - septembre 1996
Mise à jour le 15 septembre 1996 par Christian Martin, F6DDW.